Le panier

Les applications de décryptage cosmétique : un bon point de départ… mais pas une vérité absolue

Posté par Magasin Shop le
Les applications de décryptage cosmétique : un bon point de départ… mais pas une vérité absolue

Aujourd’hui, de plus en plus de consommateurs-rices utilisent des applications comme Yuka ou INCI beauty pour décrypter les produits cosmétiques. Un simple scan, une note, et le produit est jugé “bon” ou “mauvais”. C’est pratique mais souvent réducteur.  D’où l’intérêt d’aller un peu plus loin dans la compréhension de l’analyse d’une liste INCI.

Comment sont analysés les cosmétiques ?

Les applications comme Yuka se basent sur la liste INCI des produits. Cette liste regroupe tous les ingrédients présents dans une formule cosmétique, classés par ordre de concentration.

L’application va ensuite attribuer une note en fonction de la présence d’ingrédients considérés comme controversés ou potentiellement à risque : perturbateurs endocriniens, allergènes, irritants ou encore certains ingrédients issus de la pétrochimie.

Cette analyse permet d’avoir une première lecture de la composition. Mais elle reste partielle.

L’INCI est un outil utile mais incomplet

La liste INCI est un excellent point de départ pour comprendre un produit cosmétique, mais elle a ses limites. Elle indique les ingrédients présents, mais pas leurs quantités exactes. Seuls les ingrédients présents à plus de 1 % sont obligatoirement classés par ordre décroissant, ce qui signifie que les premiers ingrédients représentent l’essentiel de la formule et que les ingrédients situés en fin de liste peuvent parfois être très faiblement dosés.

Ce point est essentiel, car il peut facilement induire en erreur. Un actif mis en avant sur un packaging peut en réalité être présent en quantité minime, alors que les bases de la formule, souvent invisibles d’un point de vue marketing, constituent la majeure partie du produit.

Cela ne signifie pas nécessairement qu’un produit est trompeur, mais invite simplement à regarder la composition avec plus de nuance.

La qualité des matières premières 

L’un des points faibles de ces outils est leur incapacité à évaluer la provenance et la qualité des matières premières. Deux produits peuvent avoir une liste INCI très similaire, tout en étant fabriqués avec des ingrédients de qualité très différente.

Par exemple, une huile végétale peut être raffinée ou issue d’une première pression à froid et certifiée BIO. Dans le premier cas, elle aura perdu une grande partie de ses propriétés naturelles utiles pour la peau, alors que dans le second, elle conservera l’ensemble de ses actifs. Pourtant, cette différence n’apparaît pas dans la liste INCI, ni dans la note attribuée par les applications et ces deux huiles seront alors perçues de la même manière.

Or, c’est un point essentiel puisque la qualité d’un cosmétique dépend certes de sa composition mais aussi de la qualité des matières premières.

Les allergènes et les huiles essentielles : un sujet à nuancer

Les applications ont également tendance à pénaliser la présence d’allergènes. Cependant, certaines molécules sont de facto considérées comme allergènes alors que selon la provenance naturelle ou synthétique, elles peuvent être plus ou moins irritantes.

Ces molécules ne sont pas dangereuses en soi et leur simple présence ne suffit donc pas à pénaliser un produit, d’autant plus lorsqu’elles sont présentes à faible dose (ce qui est le cas pour certaines molécules présentes dans les huiles essentielles) et dans un cadre d’utilisation maîtrisé.

Garder son regard critique

Voilà quelques informations, qui on l’espère, vous permettront de mieux comprendre comment fonctionnent les applis de décryptage. Ce sont de bons outils pour commencer à s’intéresser à la composition des produits mais elles ne doivent pas remplacer votre propre analyse critique et compréhension.

Ancienne article Nouvelle article